Skip to content

Négociation de la délimitation des frontières maritimes sud du Liban : Espoirs et Déboires

Au cours d’une table ronde organisée par l’Association Diaspora Libanaise Overseas qui s’est tenue le 18 mars au Sénat, Najib Messihi expert en droit international de la mer, Laury Haytayan experte en hydrocarbures et moi-même, avons fait le point sur le dossier de la négociation de la frontière maritime sud du Liban dans l’impasse depuis plus de dix ans et que j’ai accompagnée depuis février 2021.

Grâce à l’éclairage de la Stratégie des Gains Mutuels, développée à Harvard et diffusée par le Centre Européen de la Négociation depuis 1983, les causes du blocage de cette négociation ont été dévoilées. 

Alors qu’une analyse exhaustive des intérêts des deux pays démontre indiscutablement qu’ils sont réconciliables, pourquoi Israël reste campée sur ses positions de négocier à l’intérieur d’une zone de 860 Km2 indéfendable selon les critères objectifs du droit international de la mer ?

Renforcer la MESORE du Liban et réduire l’attractivité de celle d’Israël

Nous avons démontré sans l’ombre d’un doute, et contrairement à ce que l’on pense, que même si le liban est étranglé économiquement et financièrement, il dispose d’une carte maîtresse, qui ne dépend que de la volonté de ses dirigeants, qui peut inverser totalement le rapport de force en sa faveur.

En quoi consiste elle et pourquoi les responsables politiques libanais ne l’ont toujours pas activé ? Quelles sont leurs craintes et sont-elles justifiées ?

Pourquoi jouer la montre et retarder l’aboutissement d’un accord négocié (sauf à capituler pour le liban) semble encore à Israël bien plus préférable que de négocier de manière plus ouverte et plus créative ?

Que peut faire le liban pour pousser son voisin à venir à la table de négociation plus sérieusement ?

Pourquoi, pour débloquer cette négociation, il est indispensable que le Liban retire la ligne 23 déposée en 2011 auprès des autorités compétentes aux Nations Unies et lui substituer la ligne 29 portant ainsi la surface maritime disputée de 860 Km2 à 2290 Km2 ? Ceci se chiffre en plusieurs milliards de dollars en recettes de gaz et de pétrole. 

Autant de questions qui furent examinées et débattues avec un auditoire passionné par le décryptage de cette négociation géo stratégique dont les enjeux ont un impact certain sur la capacité du Liban à rebondir et sur la préservation des ressources des générations futures de ce pays. 

Pas encore de commentaire

Répondre

Vous pouvez utiliser du HTML simplifié dans vos commentaires. Votre adresse email ne sera pas publiée.

S'abonner au flux RSS des commentaires

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.