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Vaincre Daech : la méthode « Bush » ou le Jeu de Go[1] ?

La stratégie actuelle de lutte contre l’organisation État Islamique (EI ou Daech en arabe) a été, il faut bien l’admettre, peu efficace pour arrêter son expansion. La promesse d’Obama de septembre 2014 de détruire Daech est encore bien loin d’être réalisée.

Malgré les frappes infligées par la coalition internationale menée par les États Unis en Irak et en Syrie puis depuis septembre par la France en Syrie et octobre par la Russie (sans savoir qui ils frappent exactement), force est de constater que l’EI est toujours bel et bien là et qu’il n’a eu cesse d’étendre son emprise.

Non seulement Daech a perdu peu de terrain – sauf la reprise de Kobané et de Sinjar par les Kurdes à un prix considérable – mais cette organisation a réussi à exporter son terrain d’action à l’extérieur. Ceci est marqué par quatre horribles attentats. D’abord à proximité de la gare à Ankara  en Turquie avec un bilan de 102 morts et plus de 500 blessés; suivi par la destruction en vol de l’avion Russe au-dessus de la péninsule du Sinaï vraisemblablement par une bombe placée à bord causant la mort de 224 personnes à son bord ; ensuite le double attentat suicide dans le fief du Hezbollah à Beyrouth et ses 41 tués et près de 200 blessés ; et le lendemain enfin, le carnage en plein Paris ciblant des lieux choisis minutieusement et fréquentés par les jeunes représentant la diversité et symbolisant à leurs yeux la débauche et un mode de vie pervers. Là le bilan est terrible : 129 morts et 352 blessés dont 44 en état grave.

Il s’agit d’un véritable défi auquel est confronté l’ensemble du monde en général et les démocraties en particulier dont la France. Pour y faire face, les émotions ressenties d’effroi, de rage, d’indignation, de revanche aussi légitimes soient-elles, ne peuvent pas constituer un guide d’action. Recourir à une rhétorique guerrière à la « Bush » (suite aux attentats des tours du World Trade Center du 11 septembre), faire des déclarations belliqueuses (pour montrer sa fermeté et penser ainsi rassurer) et riposter militairement, sont le piège tendu dans lequel l’EI cherche à nous entraîner. En tout état de cause, elles ne constituent pas une réponse adaptée si elles ne rentrent pas dans une stratégie plus globale.

Quelle stratégie : combattre les causes et pas seulement les conséquences ?

Pour moi Daech en tant que tel n’est pas le problème. Le phénomène Daech est la conséquence de plusieurs erreurs de l’Occident – aujourd’hui largement admises – et qui en constituent les causes. Nous pouvons dire qu’elles sont les parents directs ou indirects de Daech :

  • Le double mensonge des Etats-Unis pour justifier la guerre de 2003 destinée à envahir l’Irak et à éliminer Saddam Hussein : la soit disant détention d’armes de destruction massive et le soutien imaginaire du régime de Saddam à Ben Laden et donc à Al Qaïda. En donnant le pouvoir aux Chiites sans s’assurer que ces derniers n’allaient pas reproduire vis-à-vis des Sunnites ce qu’ils leur avaient fait subir, les américains ont totalement déstabilisé la région. En effet, les Sunnites marginalisés et écartés du pouvoir ont constitués des milices armées qui ont commis un nombre incalculable d’attentats au cœur de Bagdad et ailleurs. Plus tard, une grande partie de l’ex armée de Saddam s’est rendue sans combattre entre les mains de Daech avec armes et bagages à Mossoul.

 

  • Le clivage confessionnel Sunnite/Chiite ancestral – entre d’un côté l’Arabie saoudite et ses alliés (représentant la branche Sunnite majoritaire de l’Islam) et de l’autre l’Iran (représentant les Chiites minoritaires) – suite à cette invasion de l’Irak, s’est cristallisé. Un axe Chiite s’est progressivement constitué. Il relie l’Iran aux Houtistes au Yémen, le Hezbollah au Liban, les Alaouites de Bachar el-Assad en Syrie jusqu’au nouveau régime en Irak installé par les américains. La suprématie Sunnite représentée par L’Arabie Saoudite s’est trouvée menacée et a conduit ce pays et ses alliés du Golfe (Qatar, Émirats Arabes Unis, Koweit) à riposter : soit indirectement en finançant les mouvements qui luttent contre le pouvoir en Irak et les organisations comme Al Nosra (Qaïda locale) et Daech en Irak et en Syrie, soit directement en opérant des bombardements sur le Yémen afin de remettre en scelle le pouvoir sunnite. Le nombre de musulmans tués par d’autres musulmans suite à ces affrontements se dénombre par milliers.

 

  • Le manque de perspective d’une solution négociée au conflit israélo-palestinien qui s’est enlisé depuis vingt ans dans une impasse totale après la mort de Rabin. La colonisation galopante de la Cisjordanie menée par les Gouvernements israéliens successifs, l’oppression et l’humiliation subies au quotidien par le peuple palestinien doublés de l’incurie et la corruption de certains leaders palestiniens, ont exacerbés le sentiment qu’il n’y a plus rien à attendre ni à perdre et a renforcé le Hamas. Ceci a constitué un terreau fertile au développement de l’islamisme radical et une recrudescence de l’anti-sémitisme en Europe.

 

  • La guerre qui, dans le sillage du « Printemps arabe », sévit depuis quatre ans en Syrie a déjà provoqué plus de 250.000 morts (soit 200 morts par jour) et des millions de déplacés dans les pays voisins (Liban, Jordanie, Turquie). Depuis cette année, un afflux de réfugiés de plusieurs centaines de milliers de personnes a inondé l’Europe. Ce phénomène d’une ampleur sans précédent provoque des interrogations sur les capacités et l’opportunité de l’accueil de ces personnes. Il engendre aussi des inquiétudes légitimes sur les risques de voir des djihadistes se glisser parmi eux. Ceci provoque l’émergence de nombreux fantasmes avec tous les amalgames et stigmatisations qui s’en suivent. De nombreux jeunes, Français ou Européens, constituent depuis une cible privilégiée pour les recruteurs de candidats au Jihad sous des prétextes fallacieux d’actions humanitaires ou autres.

Il paraît évident que tant que les causes ne sont pas traitées en profondeur, nous vivrons malheureusement d’autres cauchemars du type du 13 novembre. Il ne s’agit pas d’arrêter les frappes aériennes en appui des actions sur le terrain effectuées par les combattants Kurdes et autres qui ont empêché la prise de Bagdad et de Damas. Il s’agit plutôt de les compléter par des actions multidimensionnelles et indirectes destinées à neutraliser Daech, délégitimer le martyr, apaiser les tensions Sunnites/Chiites et s’appuyer sur les intérêts communs.

Quatre pistes pour une réponse plus globale

1- Neutraliser Daech

Plutôt qu’une guerre frontale qui n’a produit que peu de résultats significatifs jusqu’à présent, s’inspirer des enseignements du Jeu de Go en recourant à l’encerclement de l’ennemi et à l’assèchement de ses ressources :

  • En premier, il faut frapper là où cela fait mal en cherchant à tarir leurs ressources financières. Ils ont fait main basse sur les richesses des régions qu’ils contrôlent et notamment les champs de pétrole aussi bien à l’Est de la Syrie que dans la région de Mossoul en Irak. Ceci représente la moitié de leurs sources de financement. La question que tout le monde se pose est : Quels sont les circuits de vente qui leurs permettent d’écouler à prix bradé ce pétrole ? Il semblerait qu’il y ait d’un côté la contrebande qui passe par la Turquie et de l’autre le régime syrien. C’est sur les acheteurs qu’il faut agir et pas sur les vendeurs.
  • En deuxième, il faut les couper de leurs alliés qui leur apportent du soutien en argent, armes et logistique. Tout le monde le sait, des pays comme l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats du Golfe et la Turquie ont, pour des raisons diverses, aidé Daech et en ont fait leurs bras armés. Or, ce sont aussi des alliés de l’Occident. Ce dernier se doit donc d’exercer des pressions diverses et variées dont il peut user, afin de renverser ces alliances.
  • En troisième, il faut assécher leur recrutement de candidats au Jihad et qui constituent des terroristes potentiels pouvant frapper partout. Agir sur les sites qui diffusent leurs discours et leurs propagandes ainsi que sur les prédicateurs de la haine. Agir sur les raisons qui font que ces discours ont un impact sur ses jeunes pour lui retirer son pouvoir d’attraction. Comment un banal gamin se transforme-t-il en robot tueur exécutant froidement des innocents ? S’agit-il de jeunes paumés, désœuvrés, fragiles psychologiquement ou en quête de sens ? Quels desseins ou nobles causes croient-ils accomplir en allant rejoindre Daech (beaucoup pensent qu’il s’agit d’actions humanitaires) ? S’appuyer aussi sur les témoignages des repentis et des déçus qui ont fait défection pour démasquer les mensonges de leur propagande. Mais surtout apporter à ces jeunes d’autres alternatives à leurs quêtes en traitant les sentiments d’injustice qu’ils peuvent avoir et qui nourrissent leur radicalisation religieuse. Il faut qu’ils comprennent que Daech agit comme une secte qui instrumentalise la religion.
  • En quatrième, il convient de casser leurs moyens de communication. L’Occident dispose de satellites, d’agences de renseignement et d’une grande expertise et capacités d’interception et de brouillage des systèmes de communication utilisés par Daech. Il s’agit là d’une autre forme de guerre qui peut affaiblir considérablement leurs possibilités d’action sur le terrain et contribuer à leur encerclement et à la réduction de leur pouvoir de nuisance. Quelques actions concrètes consisteront à supprimer les sites internet et pages de réseaux sociaux facebook et Twitter dont ils se servent pour recruter. De même, par ces temps particuliers, est-ce que les hackers de Anonymous ne pourraient-ils exceptionnellement devenir des alliés d’une guerre virtuelle qu’ils maîtrisent mieux que quiconque?

2- Délégitimer le martyr pour le rendre non attractif

Plutôt que de regarder effarer de l’extérieur leur mode de raisonnement, chercher à comprendre leur logique et leur moteur d’action. Puisque la culture musulmane fait prévaloir la communauté (la Oumma) sur la personne, il en découle un rapport très différent que la culture chrétienne vis-à-vis de la vie et de la mort. Mais, il convient de le rappeler, les Sourates du Qoran qui ont valorisé la mort, l’ont fait dans un contexte très particulier. Elles sont aujourd’hui instrumentalisées par les courants radicaux et extrémistes – les Salafistes, les Wahhabites et les Frères musulmans qui sont loin de représenter l’ensemble des musulmans – pour propager leur idéologie et leur vision. Il est temps que les autorités religieuses musulmanes qui disent ne pas se reconnaître dans cet islam radical et même le condamnent,  réagissent. Elles doivent, dans l’intérêt de tous, interroger le contenu de la croyance de l’Islam pour le mettre au défi de l’intelligence, de la logique et surtout du contexte du vingt-et-une siècle. L’intégrité morale doit prévaloir et ne doit en aucun cas donner une « licence pour tuer ». Ceci doit être non négociable et passe par la création de centres de formation pour les religieux de cette confession, la deuxième de France.

Selon les témoignages de plusieurs spectateurs, « Allahou Akbar » a été clamé avec jubilation pendant que les trois kamikazes perpétraient leur massacre au Bataclan. Puisqu’au nom de Dieu ils tuaient des « dépravés » et que c’était supposé plaire à ce dernier, ils n’en étaient ainsi que l’instrument totalement déresponsabilisé. Ils ont, de toute évidence, intégré une interprétation du Qoran qui les a rendu insensibles au fait qu’ils tuaient des innocents.

Dès lors, pourquoi ne pas inviter les autorités religieuses musulmanes dont l’interprétation des textes est absolument à l’opposé de ce que prônent les prédicateurs de la haine, et leur demander d’édicter une ou plusieurs « Fatwa » rendant ceux qui tuent au nom de Dieu inéligibles au Paradis promis pour les martyr(e)s. D’ailleurs, le Conseil français du culte musulman le dit haut et fort « les versets coraniques et les hadith authentiques (paroles du prophète) bannissent sans équivoque tout acte qui attente à la vie des innocents« .

3- Apaiser le clivage confessionnel Sunnite/Chiite

Ce clivage est considéré par tous comme une fatalité et une donnée immuable. Un vrai désaccord qui dure depuis presque 1500 ans et qui a causé un nombre incalculable de guerres et de morts de part et d’autre. Il nourrit et alimente l’émergence de groupes terroristes multiples et variés, hier Al Qaïda et aujourd’hui Daech (qui agit comme un état en prétendant réinstaurer le Califat) ou Boko Haram pour ne citer que ces trois là. Même si Daech est anéanti, est-on si sûr que demain il n’en naîtra pas d’autres puis d’autres ?

D’où cette idée que beaucoup considéreront comme utopiste : pourquoi un groupe de médiateurs ne prendraient-ils pas à bras le corps ce problème qui date d’un autre âge et aide les deux parties à dépasser leurs divergences ? Les Papes Catholiques et Orthodoxes pourraient être acceptés pour jouer ce rôle. Évidemment ceci ne se résoudra pas du jour au lendemain ni ne se fera une fois pour toute. Le conflit entre Protestants et Catholiques en France il y a bien longtemps mais plus récemment en Irlande peuvent servir d’aiguillage et de leçons.

4- S’appuyer sur les intérêts communs

Il était temps qu’une conférence internationale réunissant tous les acteurs concernés soit convoquée pour trouver une solution politique à la guerre en Syrie. Les États Unis, la Russie, l’Arabie Saoudite, la Turquie, La France, l’Iran, l’Allemagne et d’autres encore se réunissent enfin depuis quelques jours à Vienne pour sortir de l’impasse.

L’équilibre des forces sur le terrain a créé depuis un moment une situation où seule une solution politique permettrait une sortie. Les doubles jeux, les alliances contradictoires et l’hypocrisie des uns et des autres leurs reviennent en pleine figure. Pour la France, il est temps de comprendre que certaines lignes fondées sur ses valeurs ne sont peut être pas adaptées à ses intérêts et que la realpolitik doit être parfois le moteur. Aujourd’hui, les intérêts communs que partagent tous ces acteurs doivent les pousser à séparer le court terme avec son objectif commun de vaincre Daesch, et le moyen terme de la transition politique à trouver en Syrie en aidant le peuple Syrien à choisir. Il sera grand temps à ce moment de décider du sort de Bachar al Assad en laissant la main à ses deux parrains la Russie et l’Iran.

En conclusion

Des troupes au sol seraient le signal que l’Occident est bien tombé dans le piège qui lui est tendu en l’entraînant dans une guerre asymétrique dont l’issue est toujours inconnue et la victoire plus qu’incertaine. À chaque fois, ceci a conduit à des sentiments d’injustice et de haine à l’égard de l’Occident et a renforcé le radicalisme religieux qu’il est censé combattre.

Pour autant, il est clair que notre sécurité passe par une sécurité retrouvée au Moyen-Orient où les foyers de radicalisation, nous l’avons vu, sont multiples. La victoire sur Daech passera par une stratégie multidimensionnelle sur tous les fronts et par le traitement des causes et pas seulement des conséquences. Mais avant tout, il ne faut pas se laisser aller à une forme de guerre civile interne opposant et stigmatisant les différentes composantes et communautés de la France. Pour réussir cette lourde tâche qui attend nos responsables, il faut éviter aussi d’opposer la recherche de la sécurité avec la liberté. Les bien-pensants doivent apprendre parfois à s’abstenir. La France est et demeurera un pays démocratique.

[1] Cet article constitue ma minute de silence/parole, ma gerbe de fleur et mon mode de résistance aux attentats de Paris. Je l’ai écrit l’horreur et la tristesse au ventre en pensant à tous les jeunes qui sont morts ou blessés, leurs parents, familles et amis.

25 commentaires Écrire un commentaire
  1. Jacqueline d'Ormesson #

    Excellent article ! Belle analyse mais SURTOUT enfin des propositions de solutions.
    J’étais épuisée ces derniers mois des discours incessants sans idées concrètes.
    Ce que tu proposes Michel me semble très varié et peut vraiment prouver son efficacité .
    Merci

    novembre 18, 2015
  2. Kathia david #

    À diffuser impérativement !!!

    novembre 18, 2015
  3. BECQ Jean Marie #

    Merci mon cher Michel pour cette réflexion visionnaire et opérationnelle. Pour ma part, je réfléchis à cette dualité entre Eros et Thanathos et à la naissance de cette passion destructrice en chaque homme. Mon combat est d’en prendre conscience, de le reconnaître, de le canaliser et le transcender. Restons éveillés ! Toute mon amitié. Jean Marie

    novembre 18, 2015
  4. Scemama #

    Intéressant les 4 pistes pour le règlement du conflit
    Et il pourrait en avoir peut être d autres.
    Mais ne mélangeons pas tout et cessons de mettre la responsabilité d Israël à toutes les sauces. Ils tuent des chrétiens aujourd’hui ! Au nom d Allah !
    On a à faire à des criminels . Rien de plus
    Et il est temps d agir vite .ce qui aurait dû être fait depuis longtemps.

    novembre 19, 2015
  5. Cyril Dupas #

    Merci Michel, a relayer et à relire.
    avec mes pensées
    Cyril

    novembre 19, 2015
  6. Philippe Etienne #

    Comme quoi ,en prenant du temps pour analyser les choses, on éviterait de refaire les mêmes erreurs que les américains, il y a 13, 14 ans.
    ( entre autre , armer tous les flics de France ,hors service…ou un nouveau Guantanamo dont on sait bien qu’il n’a fait qu’ajouter à l’humiliation )
    Tout est tellement évident dans ta perception du conflit chiite/sunnite que les dirigeants de ce monde devrait s’en inspirer… mais les enjeux pétroliers seront peut être supérieurs, non?
    Est ce que la réussite de la COP 21 ne serait elle pas la solution à l’éradication du groupe Etat islamique?
    Michel, présente toi à la présidentielle, et je vote pour toi car ton analyse est d’une pertinence aiguë et utile quand la colère l’emporte sur la lucidité.

    novembre 19, 2015
  7. Patrice Silvantr #

    Enfin des paroles de vérité et de sincérité, un grand merci Michel…. je regrette combien les paroles généralement entendues autour de cette situation sont empruntes de ‘politiquement’ correct, voir de démagogie…

    Merci mille fois Michel pour cette ‘parole de vérité’, pour cette analyse et ces propositions de solutions.

    A mon tour de ‘mettre les pieds’ dans le plat; tout en avouant ma ‘non-expertise’ sur ces sujets, en admettant que je peux me tromper et en affirmant ma sincérité:
    Ces terroriste qui attaquent Paris ou Beyrouth, sont eux aussi des victimes…. comme l’étaient en leur temps les ‘poilus’ lancés en vagues suicidaires durant la première guerre mondiale. Meurtriers et victimes!
    Il sont là à tuer et à se faire tuer, me semble-t-il parce que des «  » »leaders » » » les utilisent, les manipulent, les endoctrinent et les radicalisent pour servir leur desseins; qui sont avant tout des desseins de pouvoir et politiques et on religieux.
    Ces leaders utilise les leviers -très puissants, comme on l’a vu en 1938 en Allemagne – des sentiments d’humiliations, et d’appartenance au groupe, pour « s’approprier » des individus ayant perdu le sens de la vie.
    Je suis aujourd’hui très incertains qu’une solution pragmatique existe pour adresser cet aspect du problème, tout en étant persuadé que là réside une des causes profonde de ce qui arrive en France, au Liban, en Syrie, en Irak, en Turquie…
    Si vous me permettez ce raccourci… ‘le respect, l’amour de l’autre’ puissants et sans angélisme seul nous sauveront.
    Mes meilleures pensées,

    novembre 19, 2015
  8. Vincent Reille #

    Merci Michel,

    C’est avec un grand intérêt que j’ai lu ton magnifique article sur les causes du développement de Daech.

    Bien entendu tu as raison il faut s’attaquer à la racine du mal. Ton article est plein de solutions.
    Il faut le faire lire à Hollande.

    L’organisation de Daech est comme un envahisseur. Tu crois couper une tête mais elle renaît 2 fois à 2 endroits différents.

    La solution se passe au niveau de son financement.

    A très bientôt.

    novembre 19, 2015
  9. sandra LE GRAND #

    merci de cet article intelligent et sensé , offrant une panoplie de solutions
    espérons qu’ils sera lu par nos dirigeant et en attendant , essayons tous d’apporter notre pierre à l’édifice ! chacun peut aider , à sa mesure, avec ses convictions
    partageons en famille !
    bravo Michel
    sandra

    novembre 19, 2015
  10. mika lefebvre #

    Belle analyse et effectivement, des propositions de solutions.
    Toutes ne m’apparaissent pertinentes, certaines me semblent candides, mais globalement un très bel ensemble.

    Maintenant, des actes à réaliser par nos politiques, effectivement.
    Sinon votre analyse sera vaine.

    novembre 19, 2015
  11. Viviane Ross #

    Merci Michel pour ton article. Enfin une vraie analyse des causes et des recherches de solutions. Je vais largement le diffuser.
    Amicalement
    Viviane

    novembre 19, 2015
  12. Guillaume Bardon de Moÿ #

    Très bon ! Merci beaucoup, je partage.

    novembre 19, 2015
  13. VERONIQUE #

    Merci Michel pour cette approche et ces idées de solutions. Sages et réfléchies. Un autre terrain à explorer.

    novembre 19, 2015
  14. Lunian Zheng #

    Cher Michel,
    Je suis très touché par ton article que j’ai lu avec soin. Excellente analyse de la situation et surtout proposition réaliste de solution. Assez de palabres de politiciens qui me dégoûtent! Assez de discours de bien-pensants qui ne servent qu’à gaspiller le temps, ô combien précieux en ces temps de crise.
    Il faudra faire remonter cet article pour que les dirigeants politiques l’entendent.

    novembre 19, 2015
  15. Alain Henriot #

    Magnifique et complet. Merci
    Reste une immense question : Les terroristes identifiés ne sont pas des damnés de la terre. Ils ont pu faire des études (modestes) ; leurs parents avaient une situation; ils avaient un avenir.
    Mais la plupart d’entre eux ont commencé dans la petite délinquence et n’ont trouvé que Daech pour leur proposer une vie à la mesure de leurs « rêves ».
    J’ai quand même l’impression d’une petite faille dans l’éducation nationale et dans le traitement de la délinquance. Plus grave encore, l’incapacité de nos pays à proposer un modèle à ces types en perdition.
    Là aussi il va y avoir du boulot….

    novembre 19, 2015
  16. Jean-Luc ANDRÉ-DUSSAULX #

    Bravo. Excellente analyse force de propositions.
    à diffuser « à Tous » sans délai. Félicitations !

    novembre 20, 2015
  17. Nicolas #

    Plus qu’intéressant à lire, résistons, battons-nous avec nos convictions, nos valeurs et croyances pour anéantir ces barbares.
    J’adhère à 100% à votre article et espère que notre Etat et nos alliés suivront les mêmes idées ….

    Je transmet à mes amis
    Bien à vous

    novembre 20, 2015
  18. Billiemaz #

    Excellent article Michel, qui nous éclaire . Cette analyse est brillante , ces propositions sont claivoyantes et réflechies . as tu pu les proposer au plus haut niveau de l’état?
    Bien à toi

    novembre 21, 2015
  19. ANTOGNETTI Philippe #

    Cher Michel,
    J’ai été séduit par ton analyse qui préconise une multivalence d’actions ainsi qu’une priorisation des causes.
    Il est vrai que certaines solutions mettront beaucoup de temps à aboutir (sunnite-chiite), mais d’autres par contre peuvent se réaliser rapidement: démartyrisation des tueurs (le coran est pour la vie, et non la mort), assèchement des ressources financières, suppression des pages de recrutement sur facebook et twitter.
    Il faut aussi que la Palestine devienne un vrai Etat.
    Il faut également que les grands dirigeants de ce monde ne fassent plus preuve de duplicité.
    Voilà mon cher Michel mes petites reflexions.
    Tu dois savoir que je me « régale » à la lecture de tes articles, car tu y donnes toujours de la hauteur, de la dimension prospective et surtout des propositions de solutions.
    Amitiés Philippe

    novembre 21, 2015
  20. Tanguy #

    Un grand merci, mon cher Michel. Comme d’habitude, tu sais nous enrichir et ce que j’apprécie chez toi.
    Oui, il est fondamental de travailler sur les causes
    et non pas sur les conséquences.

    novembre 22, 2015
  21. Tino Haddad #

    Merci Michel pour cette analyse fort intéressante. J aurais deux remarques complémentaires:
    1-la stratégie du Jeux de Go,  » ne pas chercher à tuer l’adversaire, mais à le laisser vivre petit » avait été adoptée par Bush père, mais malheureusement pas par le fils…vous avez pleinement raison dans ce cas.

    2-la religion Sunites, qui represente 90% des musulmans du monde, (les chiites ne représentant que 10% ) , est actuellement  » détournée  » par les wahabites de la péninsule Arabique, qui avec l’argent du pétrole, cherche par tous les moyens (TV, financement des imams, prêche). (Ref. Le pacte de Najed, de l avocat Tunisien, Redissi), à convertir le monde. C est comme si on avait à Rome, une autorité papale qui agissait comme les gardiens de la Mecque…C ‘est une des sources du problème à mon avis. Le pacre de Najd entre le fondateur du Wahabisme et la famille Saoud, avait été suivit par le « pacte de Quincy » en 1945 entre le président Roosevelt et le roi Saoud. Pour arrêter le terrorisme, il faut que l’arabie change fondamentallement, et ceci n’est pas possible à moins d’une volonté ferme de l ‘occident.

    novembre 22, 2015
  22. raffarin françois #

    Désolé d’une réponse aussi tardive mais la lecture de ta contribution s’enrichit de celle des commentaires !
    Bien sûr, tu montres la voie mais elle va être longue, rude tellement les intérêts en jeu sont multiples et variés.
    Une satisfaction à mes yeux, à mes oreilles devrais-je dire, au milieu de ce fracas et de ces horreurs : la voix enfin, enfin plus forte, plus claire et plus déterminée j’espère de l’islam de France, absolument indispensable à mon avis, pour freiner cette propagande monstrueuse.
    Merci, amitiés, François

    novembre 23, 2015
  23. MAssis #

    Un article très juste tellement d’actualité ( malheureusement)

    mars 22, 2016

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